Catégorie : Actus

Pauline, vannière et héritière de son grand-père

Pauline Larcher est passionnée de vannerie. Elle confectionne des objets en osier en entretient un savoir-faire qu’elle tient de son grand-père.

Pauline Larcher a installé son atelier de vannerie dans le lieu-dit Château Meslet à Feins. Depuis 2020, tout en poursuivant à mi-temps son emploi de technicienne de laboratoire, elle s’est reconvertie dans la fabrication d’objets artisanaux en osier, « pour perpétrer un savoir-faire ancestral transmis par mon grand-père ».

D’ailleurs, au plafond, sont accrochés quelques paniers anciens confectionnés par son grand-père, ce qui prouve bien aussi que ces objets peuvent durer dans le temps.

Elle a aussi perfectionné ses connaissances en suivant un stage de deux semaines à la coopérative de vannerie de Vilaine les Rochers.

Son propre osier dans deux ans

Pour l’instant, Pauline Larcher s’approvisionne en osier naturel dans une oseraie près de Rennes. Mais elle a commencé à pratiquer l’osiériculture, soit planter des saules de diverses variétés sur un terrain assez humide, en arrière de son atelier.

Elle espère bien, d’ici un à deux ans, produire elle-même ses brins d’osier de différentes nuances, et être complètement autonome.

Une maison pour enfants

Cette activité demande tout un savoir-faire : laisser les tiges de saules sécher une année, puis pour certaines, les d’écorcer, et les humidifier ensuite pour pouvoir les travailler.

Pauline Larcher travaille différents articles de vannerie comme des paniers, des abat-jour, corbeilles, mangeoires, paniers à linge, sphères et autres objets demandés sur commande. Elle s’apprête même à répondre à la demande d’une municipalité : construire une mini-maison en osier pour les enfants.

Pauline Larcher assure la réparation d’anciens objets en osier, peut animer des formations, faire quelques marchés locaux, honorer ses commandes et espère bien vivre sa passion à plein temps.

Article de presse 30 avril 2021

Article paru dans La Chronique Républicaine – 30 avril 2021

Pour devenir vannière, elle lance une cagnotte

Pauline Larcher suit une reconversion professionnelle pour vivre de la vannerie. Après un stage à la coopérative de vannerie de Villaines-les-Rochers (Indre-et-Loire), la jeune femme de 33 ans, habitante du Val d’Ille, fonde son entreprise.

« Je commence la culture d’osier sur 25 ares près d’une rigole de l’étang de Boulet, à Feins. Il n’y a plus de plantation d’osiers désormais en Ille-et-Vilaine, constate-t-elle.Il faut le faire venir de Touraine ou de Haute-Marne. J’ai envie de produire mon propre osier pour ensuite le transformer. »

Après avoir dessouché les saules dans une parcelle pour y planter de l’osier, Pauline Larcher va rénover un atelier et s’équiper en outils. Pour envisager de vivre de son nouveau métier, l’entrepreneure a lancé une campagne participative en ligne jusqu’au 8 mai. « Ma petite oseraie test, qui a un an pousse bien, c’est de très bon augure pour la plus grande. »

Très connectée, Pauline Larcher suit aussi d’autres vanniers sur le réseau social Instagram. « Cela fonctionne très bien car les productions sont très visuelles », constate-t-elle. Plateaux-repas, panier à linge, corbeille, suspension ou casier à bouteilles font partie des nombreuses créations disponibles sur commande. Nommé les Paniers de Pauline, son projet de vannerie artisanale propose aussi des animations vers le public pour expliquer ce savoir-faire ancestral.

A St Grégoire, le travail devenu rare entre de…

Trente ans les séparent, la culture de l’osier les rassemble. Le Grégorien Bernard Communier est osiériculteur et vannier depuis quarante ans dans la commune. « C’est un métier qui se fait en souplesse et pas en force », résume le récent retraité. À son écoute, Pauline Larcher, 33 ans, technicienne de laboratoire en reconversion, ne manque pas une parole du spécialiste.

« Nous avons échangé pour la première fois il y a trois ans », confie celle qui se lance dans le métier à 20 km de là, à Feins.

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Animation vannerie

L’art du tressage. La vocation de Pauline, vannière en…

Pauline Larcher, artisane vannière, a le projet de planter une oseraie en Ille-et-Vilaine pour y installer son atelier. C’est en tombant sur des paniers tressés par son arrière-grand-père agriculteur, que la jeune femme se découvre une vocation pour ce savoir-faire rare et respectueux de l’environnement. Elle propose désormais ses propres créations sur-mesure à partir d’osier cultivé localement sur le territoire breton.

L’aventure débute en 2013, lors de la naissance de son premier fils. Pauline Larcher, technicienne de laboratoire à Saint-Germain-sur-Ille, se retrouve en pleine incertitude et s’interroge sur le sens de sa vie professionnelle. À la recherche d’un épanouissement personnel que son travail n’arrive plus à combler, la jeune femme réfléchit à plusieurs pistes possibles de reconversion professionnelle. En 2017, sa rencontre avec l’héritage familial de la vannerie devient alors une révélation. « Mon travail ne suffisait plus, je sentais qu’il me manquait quelque chose. Un jour, je suis tombée sur des paniers de mon arrière-grand-père qui était agriculteur. Pendant l’hiver, il fabriquait des paniers qui servaient ensuite à ramasser les cueillettes et les récoltes en été. Je me suis spontanément posé la question, pourquoi pas moi ? J’ai donc demandé à mes grand-parents de me montrer le tressage traditionnel de paniers sur arceaux. Nous avons passé tout un week-end à le faire ensemble et cela faisait 50 ans que mon grand-père n’avait pas tressé. C’était un incroyable moment de partage qui a vraiment conforté mon désir. »

Sur cette lancée, Pauline Larcher effectue un stage d’une semaine à la Coopérative de Vannerie de Villaines puis démarre une double activité en 2020. « Ce fut un vrai coup de cœur. Je me suis retrouvée dans cet atelier face aux outils et une forte odeur d’osier. Je savais à ce moment-là que ce métier était fait pour moi. J’ai donc débuté mon activité parallèlement à mon travail que je ne pouvais pas me permettre d’arrêter complètement. Le métier de l’artisanat demande beaucoup d’investissement et les rémunérations sont proches du SMIC, je préfère donc rester prudente. Cela fait maintenant un an et demi que je travaille dans la vannerie et j’espère pouvoir évoluer à temps-plein d’ici les prochaines années. »

Le catalogue de la jeune vannière se constitue principalement de créations sur-mesure en osier destinées aux particuliers comme aux professionnels, mais aussi d’une grande variété d’objets du quotidien : infusette à thé, porte-savon, porte-courrier, casier à bouteilles, panier à linge, plateau, corbeille, panier-repas, abat-jour, etc. Pauline Larcher propose aussi des réparations afin de prolonger la vie de ces objets tressés et permettre leur transmission. Ainsi, de nombreuses entreprises locales et designers régionaux ont déjà fait appel à son savoir-faire pour des projets d’agencement et d’habillement, comme le parfumeur Armand & Stoll ainsi que la boulangerie Au Bois de mon Cœur située dans le village de Gahard. « Je crée principalement du sur-mesure, mais je propose aussi des modèles classiques sur mon site Internet. Les personnes qui ont des demandes bien précises peuvent m’envoyer des photos avec les dimensions, finitions et coloris qu’ils souhaitent et je réalise l’objet. »

Pauline Larcher se fournit en osier auprès d’un producteur à Saint-Grégoire. Cette matière première naturelle offre des capacités remarquables en terme de solidité et de durabilité. L’action du tressage permet ainsi de garantir une résistance à toute épreuve. « Je tenais à travailler une matière première locale, je fais donc principalement de l’osier et rarement du rotin qui ne pousse pas ici et doit donc être importé. Aujourd’hui, nous essayons tous d’être plus responsables dans notre consommation en nous tournant vers l’économie locale, c’est particulièrement le cas en Ille-et-Vilaine. Ainsi, je me fournis directement sur le territoire auprès d’un producteur à la retraite depuis un an et demi. Il a depuis arraché son oseraie, et même si les stocks me permettent de tenir encore plusieurs années, il est aujourd’hui primordial pour moi de devenir autonome. Je me suis donc mise à la recherche d’un terrain qui me permettrait de planter une oseraie, cultiver mes propres ressources et installer un atelier où je pourrais fabriquer mes vanneries et recevoir du public. »

Pauline Larcher a ainsi trouvé un terrain bordé de nature dans la commune de Feins, au nord de Rennes. Ce terrain, propice à la pousse de l’osier grâce à son léger taux d’humidité, est aussi pourvu d’une ancienne petite maison que la vannière souhaite transformer en un bâtiment autonome composé de panneaux solaires et de toilettes sèches.

Afin de permettre la réalisation de son projet, la vannière a lancé une campagne de financement participatif sur la plateforme BlueBees jusqu’au 8 mai. La campagne a déjà atteint 7 400 euros sur les 13 000 espérés. Les dons pourront permettre le dessouchage de la prairie, la préparation du sol, la rénovation de l’atelier, la plantation de l’oseraie ainsi que l’achat de l’outillage nécessaire. « C’est une aventure toute nouvelle pour moi. Malgré tout, cela me paraissait évident d’embarquer ma famille, mes amis et le public dans ce projet. C’est une manière pour moi de démocratiser ce métier rare et de le faire valoir autour de moi. »

Si vous souhaitez soutenir le projet de Pauline, vous pouvez vous rendre sur la campagne de financement participatif. Pour en savoir plus sur ses créations de vanneries artisanales, rendez-vous sur la page Facebook ou sur le site Internet Les Paniers de Pauline !

Par Victoria Knowles -22 avril 2021
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Le tressage générationnel de Pauline

L’histoire de Pauline Larcher débute à la naissance de son fils, il y a sept ans. « J’avais besoin d’un projet professionnel concret et ayant du sens ».

Après un bilan de compétence et quelques moments difficiles, la révélation se fit jour en regardant un panier de son arrière-grand-père. « Pourquoi pas ? » se dit alors la jeune femme qui, en 2018, passe un joli moment de partage à faire des paniers sur arceaux chez…« Confortant…

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